mercredis après-midi de novembre et décembre 2015 -


Réforme du collège

Témoignages dans les autres académies (site national)

Témoignages de notre académie

13 - Mercredi 16 décembre 2015 – Collèges 57

Quatre collèges sont réunis pour cette « formation » dans l'est mosellan. Après la présentation des intervenants, un texte signé à la quasi unanimité par les enseignants d'un des établissements est lu à l'assemblée. Il exprime les vives interrogations des signataires face à une réforme imposée sans concertation et dont la mise en œuvre poserait d'importantes difficultés et demande aux intervenants de répondre aux questions qui seront posées par les collègues.

Après avoir indiqué qu'elle souhaite que cette formation soit un moment d'échange et qu'elle s'efforcera d'apporter des réponses, une IPR définit les contours d'une réforme « avant tout pédagogique » dont la grande nouveauté sont les EPI. Ceux-ci sont, selon elle ,« adossés » aux programmes et « adaptés » au contexte local, un vocabulaire éloquent qui illustre bien deux écueils de cette réforme : des EPI hors-sol mal ajustés aux programmes mais qui empiètent sur les horaires disciplinaires ; une remise en cause du cadre national du service public d'éducation qui passe par l'adaptation au local.

Au-delà des difficultés techniques posées par l'organisation des EPI et de l'AP,  l'aspect marquant de cette « formation » est le renvoi permanent aux supposées insuffisances des enseignants. En effet, cette réforme « pédagogique » nécessite de la part des professeurs « un travail sur des compétences bien identifiées » et « des postures et gestes professionnels adaptés » pour l'AP. Mieux encore, pour l'IPR de technologie qui a défendu les EPI, leur réussite dépend au premier chef des « capacités des enseignants ».

Ainsi, les difficultés actuelles du collège actuels sont, à l'aune de ce discours, le fait de professionnels qui ne savent pas bien faire et qui doivent faire preuve de bonne volonté, et ce, bien sûr, sans concertation et avec des classes entières...

Cette « formation » et ces sous-entendus répétés ont entraîné l'agacement d'une bonne partie des collègues et soulevé de nombreuses interrogations restées sans réponses convaincantes.

12 - mercredi 16 décembre 2015 - collèges .......54

- Trois collèges réunios dont un distant de 25 km...

- 13 h 30 à 14 h café croissant proposé par le chef d'établissement qui recevait la formation, mais les collègues ne sont pas arrivé avant l'heure de la convocation : 14 heures (mais tout ou presque a tout de même été mangé  vers 16 heures ! ...)

- distribution des questionnaires SNES à l'entrée, bon accueil

- dès le début, on nous explique que le travail se fera par groupe et par établissement selon l'affichage fait en fond de salle. Bruissements dans la salle, j'interviens pour demander pourquoi nous convoquer ailleurs ? quelle utilité si chaque établissement se retrouve dans une salle différente ? applaudissements dans la salle, tout de suite réponses très agressives de l'ipr et des chefs d'établissements, expliquant que ces réunions séparées serviront à préparer les questions pour la plénière de 16 h 30 (presque à la fin ...) ré intervention pour dénoncer ce fonctionnement. Re-réponse de l'ipr  sur le fait que ces regroupements se faisaient pour limiter les lieux d'intervention pour les IPR ... (faut pas trop les bousculer ..., mais par contre 30 collègues qui se déplacent de 25 km aller pour écouter la bonne parole, c'est pas un problème...)

- "aimables" pressions des chefs d'établissements sur les "collègues qui veulent travailler" pour qu'ils veuillent bien les suivre dans les salles de travail. Plus de la moitié de la salle ne suit pas ...

- débat avec ceux qui sont restés dans la salle commune : décision prise d'aller quand même écouter ce qui se dit dans les trois groupes. On y va, une bonne demi-heure de retard ...

- dans mon groupe, questions posées. l'IPR recadre sur le pédagogique. Je lui réponds que le pédagogique ne peut pas se faire si on n'a pas de réponse sur les questions concrètes d'organisation.

- présentation de deux EPI (dont on apprendra que le 1er a été consu par les IPR pour donner un exemple "le plus complet possible" et jamais testé devant les élèves)

- au fil des questions, on apprend que si un EPI ne dure que 15 heures, ce n'est pas un problème mais que plus les EPI sont courts, plus il en faudra, les élèves devant avoir le nombre d'heures dédiées aux EPI.

- problème d'intégration des heures de co-intervention dans la DHG (on apprendra aussi que les co-interventions en EPI ne sont pas un fin en soi et qu'elles ne sont pas forcément nécessaires, surtout sur un EPI "court" : un chef d'établissement explique qu'on peut prévoir une rémunération en HSE, (le Z de la DHG)Je rappelle que dans ce cas, ces heures ne sont plus des heures postes.

- la moitié des collègues n'ont pas travaillé sur les EPI, et sont redescendus vers 15 h 30 dans la salle commune (manger les restes !!!)

- 16 h 40 plénière : menée par l'IPR : je repose les questions de mon atelier sur les heures, les dhg : pas de réponses ... Systématiquement, peu de réponses immédiates, mais la phrase récurrente, on vous répondra plus tard.  je suis ré intervenu pour dire qu'on voudrait bien savoir quand on nous répondrait et comment, que les collègues ne pouvaient pas travailler correctement sur un plan pédagogique lorsque les réponses à leurs demandes matérielles n'étaient pas données. L'IPR a renvoyé sur des formations disciplinaires après les vacances de février, je lui répondu qu'après les Ca DHG c'était trop tard ... J'ai voulu réinsister sur l'absence de réponse, On compris que la discussion était close lorsque l'IPR m'a dit : "vous avez pu vous exprimer, maintenant, c'est moi qui parle .." On n'a toujorus bien compris pour quoi dire ...

17 heures tapantes (horaire de fin sur la convocation) : les collègues se lèvent et partent.

Bilan, un IPR qui s'est réfugié derrière la méthodologie pour ne pas répondre aux questions. Il  a pris note de toutes les questions et dit comprendre nos questions (tout ca sans aucune prise de notes ! ...) mais je lui ai donné un exemplaire de nos fiches ! Les collègues sont sortis de cette" formation" outrés par le peu de considération à leur égard : "ils nous prennent pour des c....."

Précision : un nombre significatif de collègues de l'établissement qui nous accueillait étaient en grève dès le matin. Ca avait déjà pas mal énervé le chef d'établissement qui nous recevait ...

11 - mercredi 2 décembre 2015 - collèges .......54

Cinq collèges doivent être réunis dans une cité scolaire de l’agglomération nancéienne. La formation commence à 13h30.
A l’entrée du lycée, je distribue des autocollants « contre la réforme ». De nombreux collègues abordés sont réceptifs, quelques-uns sont dubitatifs, très peu refusent de manière catégorique.
Découverte de la salle de formation : apparemment, c’est un ancien réfectoire dans lequel des chaises ont été installées (mais pas assez pour tous les collègues présents) ; tout devant, un écran doit servir à projeter un diaporama, les formateurs utiliseront un micro mal réglé pour s’adresser à nous. Hyper convivial !
La formation commence : accueil bref du chef d’établissement qui reçoit, il nous remercie d’avoir répondu à l’invitation, je lui crie du fond qu’il s’agissait d’une convocation et non d’une invitation. Une collègue d’un des collèges présents se lève pour lire une motion signée par 14 enseignants sur 24 : ils y affirment s’opposer à la réforme et refuser de participer à l’anticipation de sa mise en œuvre. Le fond de la salle applaudit.
L’unique IA-IPR présent fait l’intro de la formation en nous diffusant un diaporama qu’on ne voit pas du fond. Lorsque je me lève pour lui poser une question sur les enseignements complémentaires, il rétorque qu’il faut écrire les questions sur les post-it fournis comme il l’a déjà indiqué en début de séance. En gros, tais-toi et écoute la bonne parole…
Je retiens surtout deux remarques notables de cet IPR :
- les 6 thèmes à traiter obligatoirement dans les EPI du cycle 4 sont pour lui un « SMIC culturel » ;
- les EPI « ne sont pas complètement des IDD »… Un collègue souligne à côté de moi : « oui c’est sûr, y a des lettres qui changent ! »
Deux enseignantes présentent ensuite des EPI exposés à X reprises dans les formations-formatages précédentes. La salle est peu réceptive, le brouhaha s’amplifie, au point que, l’IPR, agacé par les plaisanteries qui fusent dans le fond, vient invectiver une collègue en l’invitant à partir si cela ne lui plait pas (le même IPR que celui qui en Moelle avait demandé à certains collègues trop virulents de partir). La
collègue se défend : elle a été convoquée, elle est là ! L’IPR l’accuse de manquer de respect pour les formatrices, une autre collègue rétorque que le manque de respect, c’est de convoquer des enseignants dans une salle qui n’est même pas assez grande pour offrir une place assise à chacun. L’IPR répond qu’on peut bien rester debout une heure. La grande classe. On apprendra plus tard de la part de collègues installés devant qu’on n’y voyait pas beaucoup plus le diaporama et que l’attention n’était pas très soutenue.
Après une présentation des désormais célèbres exemples d’EPI sur la « passerelle » du collège d’Ars/Moselle et le projet 2ème guerre mondiale/arts/cirque (???) qui ont été présentés à nombre de collègues lors de précédentes formations, on se sépare pour aller travailler en groupes de 20 environ. On nous distribue des documents à compléter :
imaginer un EPI, ses objectifs, le nombre d’heures nécessaires. Chaque groupe est dirigé par un chef d’établissement, un adjoint… D’après les retours (ou plutôt l’absence de retour puisqu’il n’y aura finalement pas de mise en commun) dans l’ensemble, les groupes n’ont rien produit de concret et ont plutôt passé l’heure de travail à discuter des modalités générales de mise en œuvre des EPI. Dans notre groupe, la principale nous affirme qu’il faut travailler maintenant, car sinon nous aurons à travailler plus tard. Comment résister à cette implacable logique ? On voudrait bien travailler pour ne pas perdre notre temps, mais comment ? Quelles sont les modalités de ce travail ? Comment travailler sans connaître les moyens alloués à l’établissement ? Sans avoir eu vraiment le temps d’étudier des programmes sortis moins d’une semaine avant ? Sans en avoir discuté dans nos équipes disciplinaires ? Et les IPR, quand est-ce qu’ils nous épauleront et nous donneront des pistes de travail pour ne pas faire du grand n’importe quoi ? Eux aussi bien sûr ils sont en train de se former. Ah, mais alors attendons qu’ils aient fini de se former pour bénéficier de leur formation ! Bref, dans l’organisation de cette formation-formatage, le planning ne convient pas, le timing est mauvais (nous sommes tous sur les rotules en cette période de réunions parents-profs et conseils de classe)…
On retourne finalement dans la grande salle hyper conviviale vers 16h.
De nombreux collègues sont déjà partis : les listes d’émargement ont tourné pendant les travaux en groupes. L’IPR annonce qu’il a trié les questions et les a réparties en 3 groupes. Il « répond » donc :
- sur les moyens (bon, ok, 2h45 par division ça a beau être une super marge de folie, ça ne financera pas des dédoublements ou de la coanimation pour tous les EPI et l’AP, surtout si on veut garder du latin et des groupes en LV et/ou en sciences. Ah oui, et aussi il nous rappelle qu’il n’y aura pas d’heures données pour la concertation parce que ça c’est dans nos missions, vu ?)
- le latin (c’est super grâce aux EPI tout le monde pourra faire du latin !)
- et sur ???… je ne sais pas : il est 16h30 et de nombreux collègues se lèvent car la formation est finie (c’est ce qui était écrit sur la convocation, on suit les consignes donc). Le maître de cérémonie abrège se rendant compte qu’il ne pourra pas tenir le reste de l’assistance très longtemps. Dommage, il n’a pas répondu à de nombreuses questions qu’il avait savamment ignorées alors que pourtant, on avait fait l’effort de les écrire sur les fameux post-it !

10 - mercredi 2 décembre 2015 - collèges .................. 54

5 collèges réunis au collège de ............... entre 150 et 200 profs au refectoire. Une IPR de math qui animait avec les principaux et adjoints des établissements concernés à la tribune + deux profs  "témoins".

A l'entrée distribution tracts et badges "abrogation de la réfome". On a demandé la parole d'entrée (on nous file le micro !), lecture d'une motion et appel aux  collègues à ne pas bouger du réfectoire et à refuser tout travail en groupe. Un collègue de xxxxxxxxx a improvisé un petit speech aussi. Tonnerre d'applaudissements pour les deux motions.

L'ipr a fait son laïus  en bafouillant. En gros l'argument c'est : la  réforme s'appuie sur ce que vous faites déjà concrètement (péda personnalisée etc.) donc pas vraiment de raisons de s'opposer. Même pour  les EPI, les deux profs témoins on décrit des projets qu'ils ont fait l'année dernière et comment les transformer en epi pour que ça rentre  dans les cases. Sauf que du coup ils tendent le bâton pour se faire  battre : faire la même chose avec moins de moyens, plus de boulot et  plus de réunions, ça ne peut pas passer.

Un paquet de questions dérangeantes, elle n'a pu répondre sérieusement à quasi aucune ("envoyez moi un mail et je vous répondrai..."). Elle a été obligée de reconnaître que les dhg seront toutes en baisse.

En gros ce qui est revenu dans les interventions : pour une bonne réforme, il faut l'adhésion de ceux qui la mettent en oeuvre et des moyens. On a ni  l'un ni l'autre : abrogation ! re-applaudissements à chaque fois.

Au final toute la salle a suivi et refusé de changer de salle pour aller en groupe, à part 3 ou 4 personnes.

Solidarité permanente de toute la salle pour soutenir ceux qui prenaient la parole

9 - Mercredi 25 novembre - collèges 54

A l’entrée de l’établissement, nous distribuons des badges à épingler « cette réforme, c’est toujours non », des cartes postales à envoyer au Président de la République (grand succès !), et nous recueillons des signatures pour la pétition. Tout cela est très bien accueilli par les collègues des cinq collèges conviés en ce mercredi après-midi pluvieux.  

14H, nous rejoignons nos camarades dans l’amphi : café et gâteaux nous attendent, l’accueil est soigné. Un représentant du SNES descend à la tribune et demande le micro : il annonce d’abord que son établissement n’est que peu représenté, une grande partie étant en grève. Puis il expose notre position sur la réforme. Applaudissements dans la salle.

On nous présente les intervenants : une IPR de mathématiques pour la partie « théorie » (je croyais que le cours théorique, ennuyeux, était à proscrire…),  deux collègues enseignants pour la partie « pratique ». On nous déroule le diaporama-type sur la réforme, dans un silence relatif  au début : certains corrigent des copies, la plupart ne prêtent qu’une oreille distraite au discours standard qui nous est servi. Il est entrecoupé de remarques techniques : la feuille d’émargement circulera dans les ateliers en deuxième partie, une panne de micro oblige l’intervenante à demander le silence.  Au fur et à mesure de l’exposé, qui tourne au monologue, quelques remarques indignées, exaspérées fusent lorsque par exemple on entend : « tous les cours ont vocation à devenir de l’enseignement personnalisé ». Le brouhaha s’intensifie.  Et dès que quelqu’un fait mine d’intervenir, on nous rappelle tout de suite à l’ordre : « je peux répondre aux questions après ? Vous les notez ! »

A 15H enfin, c’est notre tour. Peu de questions en fait : résignation ? Les réponses nous laissent dubitatifs. «Si ce n’est pas voté au CA ? » « Mais c’est la loi ! ». « C’est quoi ces heures de marges » ? » « C’est déjà comme ça dans la DHG ». « Est-ce qu’il y aura des EPI et de l’AP en SEGPA ? » « Je ne sais plus, mais j’ai la réponse quelque part dans mon ordinateur, je vais chercher ». Le brouhaha monte encore d’un cran.

15H10 : les EPI. Présentés par des personnes qui n’en sont pas les auteurs. Le premier intervenant essaie d’être convainquant face à un auditoire qui n’écoute plus ; la deuxième n’essaie même pas de capter notre attention et passe le diaporama à toute vitesse, le ponctuant de « je ne lis pas tout, ce sera sur le site après les formations si ça vous intéresse ». Les thèmes ? Se saisir du hasard par l’outil numérique où  la production finale n’était pas très claire, et quelque chose sur les arts du cirque où l’histoire devait intervenir.

15H35. Pause. Trop longue pause, il reste du café et des gâteaux, on nous pousse gentiment mais fermement vers les salles qui nous ont été attribuées par établissement.

16H. On est entre nous. Pas tout à fait, le chef d’établissement reste et nous rassure à nouveau : « vous savez déjà faire ». Certains semblent essayer de le croire et se mettent consciencieusement en petits groupes interdisciplinaires et essaient de remplir toutes les cases du tableau qu’on nous a généreusement distribué. D’autres se contentent de discuter … d’autre chose. L’IPR et une intervenante EPI sont là également et encourage les plus motivés. J’entends même un collègue demander : «  vous ramassez les copies à la fin ? » Dans le couloir, nos formateurs  se retrouvent et échangent sur l’ambiance dans les salles ; il semble que certains établissements aient passé leur temps à fustiger la réforme et n’ont rien produit du tout. « C’est dur » a dit un intervenant. Ils le savaient avant de venir, non, que nous étions  hostiles à toute cette mascarade : formation-information ou formation-formatage ?

8 - Mercredi 25 novembre - collèges 54

La « formation » du mercredi 18 novembre réunissait le collège A. Camus de Jarville, le collège Louis Armand, le collège Claude le Lorrain et le collège du Haut de Penoy. Plus de la moitié des collègues arboraient sur leur vêtement un autocollant « non à la réforme collège 2016 » (récupérée des autocollants de la manifestation du 10 octobre) ou une feuille format A5 « non à cette réforme ! ».

Présentation de la réforme et surtout de l’AP et des EPI par une IPR de Physique-Chimie puis séance de questions-réponses.

A la question sur l’existence ou non de moyens de concertation, l’IPR nous répond « soyons clairs, des moyens il n’y en a pas »-applaudissements d’une bonne partie de la salle. Puis « comme la pause méridienne devra durer 1h30, vous pourrez vous concerter sur le temps de repas »- rires et applaudissements de nouveau

Quid des disciplines qui n’auront pas de classes entières mais des groupes classes ? « En effet, il y aura des cas où des disciplines seront de fait exclues des EPI »

Quid des élèves qui changeront d’établissement ? Comme pour la période transitoire (2016 à 2018), il y aura des aménagements.

Présentation de deux EPI : la passerelle d’Ars-sur-Moselle par un collègue d’arts plastiques et  un autre EPI qui m’a échappé en EPS, histoire-géographie et musique. Pas mal de questions : 21h ou 23h peut-on parler d’EPI selon la réforme ?- On nous répond bien sûr que oui. Il faut essayer d’être modeste. Mais du coup c’est contradictoire avec leur conseil de se limiter à deux EPI par an et par classe… Beaucoup de brouhaha pendant la présentation du 2ème EPI. L’IPR nous assène d’un « vous faites des choses que vous n’accepteriez pas des élèves ! », nous répondons sur un ton aussi ferme : « Nous ne sommes pas des élèves ! ». Puis un collègue vide son sac sur les EPI, le temps pris sur les disciplines, la concurrence entre disciplines…. Forts applaudissements et on entend un « j’aurais bien aimé être applaudi comme ça moi aussi » provenant de la tribune. No comment !

Phase 3 : nous nous attardons au café ou à la pause cigarette avant de rejoindre nos groupes composés de collègues des 4 établissements.  Dans certains groupes, aucun travail n’est demandé et la parole est libérée. Un chef d’établissement nous affirme qu’ils feront remonter toutes nos questions, nos inquiétudes. « Et nos ressentis ? » demandons-nous. On nous répond que oui. Nous voilà presque rassurés. Nous serons au moins venus pour nous faire entendre.

7 - mercredi 25 novembre - collèges de Metz 57

Ici Metz, ici Metz, les profs parlent aux profs...

Dans un amphi, plein à craquer... des habits noirs, des cartes accrochées aux vêtements...

IPR d'HG Education morale et civique, 2 profs qui ont présentés des EPI auxquels ils ne participaient pas... dont le futur célèbre "Passerelle" d'Ars Sur Moselle.

3 chefs d'établissements sur 4 à la tribune, la quatrième préférant se mettre du côté des profs au dernier rang.

1- Premier rappel à l'ordre: nous mettons trop de temps à signer à la file les feuilles de présence, on nous demande de rejoindre l'amphi.

2- La projection commence: certains corrigent les copies, d'autres regardent des vidéos, au moins deux dormeurs, des bavardages, très peu prennent des notes. 

3- L'IPR préfère passer sur certains "slides" maladroits... et nous parle des programmes qui paraîtront demain...

4- On passe aux questions:

 - quel est le sens de cette réunion qui se déroule sans un mot sur les attentats... que sont devenus les formations promises en janvier? Où est le soutien tant promis? Applaudissements.

- Suite de questions sur : les horaires, l'harmonisation, les DGH, les postes, le compléments de services, le latin, comment faire les EPIS en langues lorsqu'un groupe regroupe 4 classes... beaucoup de profs de lettres classiques, allemand, anglais mais aussi math.

- Pour finir: un prof d'EPS se lève et conclut sur l'infantilisation. Re-applaudissement.

A toutes ces questions: pas de réponses ou "je ne sais pas" ou " on ne peut pas vous dire".

Mais il y a tout de même eu une chef d'établissement pour replacer le futur célèbre: " on est fonctionnaire..."

Puis dispersion en groupe mais par collège, on ne se mélange plus... De notre côté: rien à part le constat de l'impossibilité de gérer les EPI puisque tout est dans tout et nous n'avons aucun programme, refus de s'engager sans avoir les programmes en main...

6 - mercredi 25 novembre - collèges ...... 57

A la louche, je dirais que nous étions 150 collègues réunis dans un amphithéâtre sous l'égide très paternaliste d'une IPR de SVT, de deux "collègues" formatrices et d'une brochette de Chefs d'établissement, qui, visiblement étaient aussi ravi(e)s que nous d'être là...

Comme l'évoquent d'autres témoignages, nous avons "subi" une présentation des bienfaits de la Réforme sur un ton très infantilisant.

D'abord les EPI puis les bienfaits de l'AP (à 30 élèves par classe) en commençant par un délicieux : 

  - "A" ça signifie "AIDE", nous devons être dans l'empathie, la bienveillance...

  - "P" ça signifie "PERSONNALISEE" tous les élèves méritent que l'on s'occupe d'eux... Euh ? qu'est-ce que vous sous-entendez ???

Puis, une collègue de Lettres-Modernes, nous a présentés une EPI (SVT/Physique/Techno...sic !!!)... C'était insipide au possible et surtout de l'aveu des collègues HS par rapport à la problématique des EPI...

Enfin, l'IPR de SVT a donné la parole à la salle, pour deux questions...pas plus. Quand j'ai levé la main, une dizaine de collègues ont dit : "Lui là !!!" Je l'ai pris comme un encouragement. J'ai exposé le point de vue de notre orga, en me présentant comme un représentant du SNES Acad... La tribune s'est raidie, j'ai pu causer 5 mn... J'ai proposé la grève comme perspective du 03/02... La moitié de l'amphi a applaudi l'intervention'... L'IPR a sifflé la fin de la récré, j'ai donc posé la seule question...

Un S1 m'a envoyé un message pour me signifier que mon intervention a polarisé une heure de débats quand on s'est réuni par établissement et que la "création" des EPI est reportée sine die.

Yves V.

5 - mercredi 18 novembre - collèges de ------ (54)

Un grand nombre de collègues étaient habillés en noir, avec un badge « non à la réforme du collège ». Ils ont attendus 14h bien tapées pour entrer dans l’amphi de la maison de sports et ont pris le temps de s’asseoir.

« formateurs » : deux IPR (dont une qu'on appellera la "meneuse de revue"), les chefs d'établissements et adjoints des etab ainsi qu'un proviseur, deux collègues

Les collègues ont mis du temps à se taire, une fois assis, avant que la « meneuse de revue » puisse officier. Elle annonce le programme : 1h de plénière, puis travail en petits groupes par établissement sur « confections » d’EPI et re plénière.

Jusqu’à 15h : verbiage de la meneuse de revue, présentation par les 2 collègues de leurs « expériences » pluridisciplinaires. Puis re verbiage.

L’assemblée a alors souhaité poser des questions. La meneuse de revue a alors proposé d’utiliser les post-it prévus à cet effet dans les salles de travail, rires dans la salle. Un chef d'établissement a rétorqué que 99% des réponses (aux questions qui n’avaient pas encore été posées…) étaient selon lui dans la circulaire de juin 2015… Elle a quand même accepté 2-3 questions. Puis, après des pseudo-réponses, a de nouveau invité les collègues à aller travailler en petits groupes. Seulement environ un quart de l’assemblée est parti.

L’assemblée a accepté de descendre de quelques rangs dans l’amphi et la meneuse de revue a accepté la suite de la plénière qui a consisté en une suite de questions-« réponses ».

Ce n’est que vers 15h30 qu’ont été évoqués les faits du 13 novembre par le proviseur ; ce qui a été relevé par une collègue qui a évoqué la fatigue physique et nerveuse des enseignants et qui a souligné qu’il aurait été bienvenu de reporter la réunion d’aujourd’hui.

Retour des « travailleurs », re verbiage en plénière, pseudo-réponses aux questions des post-it. Des personnels de direction ne sont plus venus à la fin de la réunion…

Sur le contenu, a été répété à plusieurs reprises : « faites simples, soyez modestes, partez de l’existant interdisciplinaire de votre établissement… »

4 - mercredi 18 novembre - collèges de ------ (57)

Présents : Les 4 chefs d’établissements et leurs adjoints. un IPR + 2 collègues (présentation EPI)

Comité d’accueil devant le collège : panneaux et banderoles. Distribution d’affichettes « NON à la réforme ». Les collègues ont largement accepté de les épingler à leur vêtement. La presse a été conviée : photo de groupe + article dans la presse demain.

Emargement à 14 heures : en file indienne : 30 minutes pour faire signer tout le monde.
14h30 :  Présentation de la réforme par IPR qui porte essentiellement sur les  EPI. Bruit de fond, tout le monde discute. Pas de questions à l’issue de l’intervention IPR. les deux collègues présentent EPI : un véritable brouhaha s’est mis en place. L’ IPR ne dit rien. Puis quelques questions : les « non réponses » sont données essentiellement par un chef d'établissement et par les 2 autres collègues. L’IPR n’intervient pratiquement pas, très en retrait. C’est la confusion totale, la salle applaudit à plusieurs reprises.

On nous demande de nous mettre en groupe (une trentaine de collègues se lèvent et vont apparemment travailler). Tous les autres ( 70 %)  refusent d’y aller, restent dans la salle, boivent du café, discutent.

17 heures : Les collègues s’en vont. Il n’y aura pas de restitution.

3 - mercredi 18 novembre - collèges de ------ (88)

Trois collèges réunis :

Animateurs de cet après-midi : IPR d’allemand, une prof de SVT, une prof de techno, accompagnées à la tribune des chefs d’établissement

Dès le départ, on nous réunit dans une salle et on nous précise le déroulé de l’après midi :

1ère heure : Présentation de la réforme des collèges avec deux exemples d’EPI (normalement menés par les deux professeurs présents)

2ème et 3ème heures : On nous réunit par établissements en atelier pour réfléchir à des EPI. On nous informe que la deuxième partie est organisée différemment par rapport à la semaine précédente.

Nous sommes prévenus : nous devons garder nos questions pour la fin, après la présentation et toutes les questions ne trouveront pas de réponse ce jour… Nous voilà rassurés !

L’exposé commence par un diaporama nous rappelant les bienfaits de la réforme du collège. Objectif : rassurer les  récalcitrants et nous montrer que tout ira pour le mieux. On souligne que l’intérêt est d’avoir plus de croisements entre les disciplines.

Des tableaux présentent les différents horaires et on nous assure qu’il n’y a pas de réductions d’horaires même si certains collègues vont le souligner et le faire remarquer à l’IPR durant l’exposé. Pas de réaction de sa part. Au cours de l’exposé, des collègues veulent réagir à ce que déclare l’IPR mais la parole n’est pas donnée. On sent une certaine gêne à répondre directement aux réactions des collègues. « Vous poserez les questions après ! ». Certains collègues récalcitrants prennent pourtant la parole ce qui l’oblige à s’interrompre pour enfin écouter la question mais la réponse est toujours la même « nous y répondrons après, laissez moi terminer ! ».  Face à cette attitude, un brouhaha s’installe dans la salle mais le diaporama est déroulé coûte que coûte, c’est-à-dire quitte à ce que nous n’ayons pas le temps de lire... ni de réagir !

On évoque tout de même l’accompagnement personnalisé même si ce n’est pas le sujet aujourd’hui  avec de belles phrases pleines de poésie du genre :

« Accompagner l’élève, c’est l’aider à ne plus avoir besoin d’aide ». Jolie lapalissade qui provoque quelques fous rires dans la salle. Les contradictions se bousculent : il faut traiter le programme en AP, tout à la fois travailler le domaine 2 (méthodologie, apprendre à apprendre) mais aussi y faire de la remédiation et de l’approfondissement. Bien sûr cela sera possible puisque nous aurons des groupes à effectifs réduits, les séances d’AP étant alignées en barrette. Ah mais non, puisque toutes les disciplines seront concernées et qu’il n’y aura pas d’étiquetage dans l’emploi du temps de ces séances ! ça s’agite dans la salle, les réactions se font de plus en plus vives… personne ne voit comment mettre cela en pratique ! Les sous-entendus aussi provoquent des réactions : il faut obliger les enseignants à faire plus de méthodologie parce qu’ils disent qu’ils en font et ce n’est pas vrai… et un accompagnement des équipes, ce ne serait pas plus efficace qu’un bouleversement de toute la structure du collège ?

On en arrive au cœur du problème : les EPI.

On nous explique que 6 thématiques sur 8  devront être retenues  avec 2 par an. On note aussi une forte utilisation du numérique.

Après une heure d’exposé dans un certain brouhaha, exposé qui, au départ devait durer 15 minutes mais interrompu par des collègues qui questionnent, on passe au premier exemple d’EPI. On pensait qu’il s’agissait d’un EPI  qu’avait mis en œuvre la collègue mais Ô surprise c’est seulement un exemple sur lequel elle s’est penchée : « Se saisir du hasard » en Arts Plastiques et Mathématiques. Ah bon, on nous avait dit en début de séance que c’était des collègues qui les avaient testés ? Exemple très ambitieux, qui n’a parlé à très peu de personnes et qui a plus angoissé les premiers concernés : les enseignants des matières concernées !

Projection du diaporama toujours dans un certain brouhaha au fur et à mesure de l’après midi, on sent l’IPR  un peu tendu à cause du bruit qui règne. Mais ne dit rien.

Deuxième EPI  qui aboutit  à la construction d’une mini - serre avec la physique / chimie, la technologie et  la SVT.

Pour aiguiser l’appétence des élèves, question posée : comment avoir des légumes en hiver ? Toute une séance pour répondre à la question : on peut faire pousser des légumes dans une serre !!!!!!!! Comme l’exemple précédent, un moment anxiogène au lieu de rassurer. Réactions de collègues : « il me faut un an pour faire cela avec mes élèves de 3ème  [présenté ici pour des 5èmes] », « et l’année d’après, on détruit la serre pour recommencer ? ».

Construire une mini-serre ? Cela doit demander un peu d’argent quand même ? Donc pas de problèmes pour avoir des sous ! Et bien non ! « On nous a donné 100 euros et puis ensuite le collègue de techno fait beaucoup de récupération »  affirme la collègue de SVT lors des ateliers. Ah bon, il faut en plus faire les vide-greniers du coin le week-end ! Oui faire un EPI,  c’est de l’investissement à temps plein !  Euh, et pour toutes les classes, comment faisons-nous ?

Ça y est, enfin le temps des questions ! Au bout d’une heure trente alors que cela devait durer moins d’une heure… C’était sans compter sur l’implication des collègues ! Oui, se poser des questions et réagir, c’est essentiel dans notre métier !

Questions  sur les problèmes engendrés par les EPI : temps de concertation, rémunération pour la concertation. « Vous ne serez pas payés en plus, c’est dans vos missions ». Nous voilà définitivement rassurés sur la représentation qu’ils ont de notre travail réel : on peut bien nous en rajouter vu qu’on n’en fait pas beaucoup. Réactions vives de la salle.

À propos des personnels nouvellement nommés dans un établissement : pas grave puisque « le projet ne concerne pas les personnes ». Nous sommes si peu de choses…

Pour résumer, les élèves ne choisiront pas les thèmes des EPI, les enseignants non plus et ne parlons plus de liberté pédagogique !

On affirme qu’un élève devra avoir traité 6 thématiques. Mais en cas de déménagement s’il n’en voit que 4 ou 5, ce n’est pas grave non plus, il ne sera pas pénalisé, il sera validé. Finalement, le contenu importe peu !

A  16.00, on  nous envoie par établissement réfléchir à des EPI  sous l’égide du chef d’établissement et d’une prof ayant fait un EPI ou l’IPR. Et oui, une formation, cela signifie donc une information descendante, avec des apports inconséquents (qui contredisent parfois les apports de la recherche…) et une mise au travail des collègues sans mise à disposition d’outils !

Il nous faudra déjà décompresser de ces deux heures ! Les réactions vont bon train : « Demain, je fais de même avec les élèves : les questions à la fin ! et si on n’a pas le temps, tant pis ! ». Mauvaise foi et infantilisation sont les thèmes des conversations…

S’il restait des doutes chez certains collègues sur la faisabilité et le bien-fondé de la réforme, maintenant, c’est gagné : tout le monde est pour l‘abandon de la réforme !

2 - mercredi 04 novembre – collèges de ---------------- (57)

La première partie de la formation s’est déroulée dans une grande salle du collège, nous étions à peu près 170, serrés comme des sardines sur des chaises sans pupitre. Très difficile de prendre des notes. Cette première partie s’est déroulée sous la forme d’un power point présenté par un IPR. L’assistance marque son désaccord et son mécontentement par des remarques et l’exposé commence dans le brouhaha. Des doigts se lèvent, l’IPR nous demande de noter nos questions pour les poser plus tard. Au fur et à mesure de la présentation, qui promet une réforme sans douleur et « dans l’intérêt des élèves », l’agitation des profs s’accroit, la tension monte, l’IPR invite un groupe de personnes à se taire ou à sortir. Elles sortent, l’assistance est médusée.

Après la présentation de l’IPR des grandes lignes de la réforme, la présentation de deux chargés de mission de deux EPI. possibles (la construction d’une passerelle entre deux bâtiments d’un collège ou l’art aléatoire en maths), on nous invite à poser nos questions mais nous avons un temps limité pour le faire, il nous reste du « travail ».  Les questions témoignent de l’inquiétude des profs et de leur mécontentement. Les réponses se veulent rassurantes mais sont en général infantilisantes : « Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer ! »

Enfin, pour la troisième et dernière partie de cette formation de trois heures, on nous assigne des groupes et des salles, on nous distribue deux feuilles A3 qui seront nos supports de travail et on nous demande donc de construire, en groupe d’une vingtaine de personnes, un EPI en 45 minutes. Régulièrement, un chef d’établissement, un chargé de mission ou l’I.P.R. passent pour nous « aider » ou surveiller que nous travaillons bien, selon l’interprétation que l’on fera du déroulé de cet « exercice ».

Dernière réjouissance de l’après-midi, à 17h, on nous demande de signer la liste d’émargement MAIS la feuille ne passe pas parmi nous. Les listings sont séparés en plusieurs paquets, détenus par plusieurs personnes qui contrôlent que chacun signe en face de son nom.

Conclusion : Formation totalement descendante, discours infantilisant et autoritarisme, cette formation a conforté nombre d’entre nous dans notre impression qu’on se moque de nous.

1 - mercredi 04 novembre – collèges de ---------------- (55)

I.     Présentation de la réforme

Dans un premier temps les animateurs du stage (IPR) présentent la réforme du collège à l'aide d'un diaporama.
Dans la salle, certains collègues sont habillés en noir (collège de ****************) tandis que d'autres mettent en avant leur opposition à la réforme grâce aux affiches proposées par le SNES.
Assez rapidement l'inquiétude se fait jour parmi les collègues, la présentation est anxiogène car elle laisse à penser que la réforme sera difficile à mettre en œuvre … des questions sont posées mais aucune n'a droit à une réponse autre que « nous en parlerons après la présentation … ».

II.  Qu'est-ce qu'un « EPI » ?

Deux professeurs (l'un de Maths et l'autre de Français) présentent les EPI à travers deux exemples concrets.
Là encore les collègues sont inquiets car ils comprennent que les EPI vont ponctionner les horaires disciplinaires et que leur mise en place sera une vraie usine à gaz …
Des questions sont posées et obtiennent les mêmes réponses que plus tôt … c'est à dire aucune … il semble que les animateurs du stage soient des professionnels de l'esquive.

III.              Dispersion par établissement

Les collègues forment des ateliers en regroupant les professeurs d'un même établissement. L'objectif est de « pondre » la trame (horaires – contenus) de futurs « EPI » qui seront mutualisés (à quel niveau?).  Il s'agit entre autre de choisir les 6 thèmes retenus sur les 8 proposés par la réforme. A priori un document devait être rendu à la fin de la journée. Certains collèges ont joué le jeu tandis que d'autres n'ont rien produit …

Les IPR ne se sont pas trop montrés dans les ateliers, on peut se demander pourquoi ...

IV.             En vrac

Les collègues ont peur de ne pas pouvoir traiter les programmes en entier.
Il y a eu une discussion sur les différentes offres de formations qui vont se faire jour dans les établissements (qu'ils soient public ou privé). Le fait que la réforme fasse fuir les élèves vers le privé inquiète (disparition des sections bi-langues ou du Latin).

Certains collègues qui étaient très remontés contre la réforme (et ont fait toutes les grèves depuis l'an dernier) se sont sentis obligés d'être actif dans la phase d'atelier … la crainte de perdre son poste est forte dans certaines disciplines … Le néo-management qui a déjà fait ses preuves au lycée arrive au collège !!!

V.  Résumé de la réunion

Réunion infantilisante, frustrante et anxiogène.