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L'entrée dans le Royaume de France est bénéfique pour Thionville qui prend, sous le règne de Louis XIV, un important essor administratif et judiciaire tout en développant son rôle militaire primordial. La place forte résiste aux sièges des coalisés en 1792 et des armées prussiennes en 1814 et 1815.

La guerre de 1870 n'épargne pas la ville qui subit d'importantes destructions; au traité de Francfort, elle est annexée pour presque un demi-siècle. Durant cette période, un important aménagement urbain est réalisé après la démolition des remparts. Libérée le 22 novembre 1918, Raymond Poincaré lui remet la Croix de la Légion d'Honneur en 1920.

Occupée de mai 1940 à novembre 1944, les Thionvillois subissent les déportations et les expulsions. Après guerre, celle que Millerand avait baptisé "La Métropole du fer", connaît une forte croissance grâce au développement de la sidérurgie.

Malgré la crise économique et la fermeture d'Usinor en 1977, Thionville, desservie par un extraordinaire réseau de communications, cherche à mettre en valeur sa situation exceptionnelle sur l'épine dorsale de la Communauté Européenne, à proximité de trois pays avec lesquels des liens historiques existent depuis l'Antiquité.