http://www.mairie-forbach.fr  

Forbach est situé dans une région habitée depuis fort longtemps. Des vestiges des époques celtique et surtout romaine ont été trouvés sur son ban. Le nom de Forbach est probablement d'origine celtique.
A l'époque gallo-romaine, la grande route militaire de Metz à Mayence passait au sud-est de la forêt du Warndt, par la région de Forbach. Cette route a probablement favorisé le développement de la bourgade blottie au pied de la colline, qui deviendra notre ville.
Le château fort a été construit sur la colline du Schlossberg à la fin du XIIe siècle. Il sera progressivement agrandi et, vers 1550, relié à la ville par un mur d'enceinte.
Entre le Xe siècle et 1793, nombreux sont les seigneurs propriétaires de la seigneurie de Forbach. Celui que l'on appelait parfois le Rabelais allemand, en l'occurrence Johann Fischart, a oeuvré comme bailli et séjourné comme écrivain prolifique et satirique au château de Forbach de 1583 à 1590.
L'épisode de la Guerre de Trente Ans est particulièrement douloureux et dévastateur dans notre région. Le château du Schlossberg et le mur d'enceinte seront démantelés au cours de cette guerre, en 1635, sur ordre de Richelieu. La Chapelle Sainte Croix est dévastée.
Le 4 janvier 1716, le Baron suédois Henning Von Stralenheim achète la seigneurie. Un an après, Léopold, Duc de Lorraine, l'érige en Comté en conférant au Baron suédois le titre de Comte de Forbach. Henning fait construire le Château Barrabino, sa nouvelle résidence. Pour exploiter plus rationnellement la forêt, principale richesse du Comté et assurer l'avenir de sa seconde épouse, Sophie de Wasaborg, il installe une nouvelle verrerie, qu'il baptise de son nom.
Marianne, née en 1734 à Strasbourg est la deuxième comtesse de Forbach. A partir de 1775, elle vit dans son château de Forbach que son époux, le Duc Christian IV de Deux-Ponts a racheté à ses anciens propriétaires. Elle y entretient une véritable Cour.
En 1738 naît à Forbach , certainement le plus célèbre des enfants de notre ville puisque son nom est gravé sous la voûte de l'Arc de Triomphe à Paris.
La ligne de chemin de fer entre Metz et Forbach est ouverte en 1851, la jonction avec Sarrebruck un an plus tard. Et puis, à partir du milieu du XIXe siècle, trois grandes familles marquent l'essor industriel de la région forbachoise et influencent la vie politique, économique et sociale locale. Ces trois grandes familles sont les De Wendel, les Couturier et les Adt.
Les De Wendel ont le mérite de faire démarrer l'industrie houillère à Petite-Rosselle, puis à Forbach et Stiring-Wendel où ils développent la plus puissante usine sidérurgique sous le Second Empire, usine qui périclite toutefois après 1870. Les Couturier ont une moindre envergure économique, mais leurs tuileries sont pendant un certain temps les plus importantes de Lorraine, puis de l'Allemagne. Ce sont surtout les Adt et leurs cartonneries qui ont permis à Forbach de bénéficier de bon nombre de progrès technologiques et d'embellissements architecturaux (Tour du Schlossberg, Burghof et Château Adt).
Cette période est également marquée par la Bataille de Spicheren, le 6 août 1870 et ses conséquences puisque Forbach sera annexé à l'Allemagne jusqu'en 1918.
Après 1918, Forbach retrouve sa fonction frontalière mais voit s'atrophier son importance militaire en raison de la construction de la ligne Maginot. La ville doit se débattre sous le poids des conséquences de la guerre et de la crise économique mondiale et de la montée des périls extrémistes.
La ville est aujourd'hui engagée dans un combat difficile marqué par la crise économique profonde et la nécessaire reconversion.