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Dans la plaine de la Woëvre couverte de forêts et d'étangs, les Romains édifient une villa, appelée STAIN ou STAGNUM.

Dépendant de l'abbaye de Saint Euchaire de Trèves depuis 765, le fief d'ESTAIN est échangé aux Chanoines de la Madeleine de Verdun en 1221. Le comte Henri de Bar, prétendant avoir des droits sur la cité, reçoit la ville d'Etain et en fait une des sept prévôtés du Barrois non mouvant.

Dès le X° siècle, les invasions incessantes conduisent les habitants à édifier des fortifications ouvertes par quatre portes. Elles seront rasées à partir de 1635 sur ordre de Louis XIII.

A partir du XI° siècle, la commune d'Etain a sa vie propre et organisée. Le maire est élu pour une année, le lundi de Pentecôte. Le prévôt, officier du bailli, est chargé du bon ordre dans la prévôté d'Etain.

Le XVII° siècle est le plus néfaste pour la Lorraine et Etain. La région subit les incessants passages, pillages et massacres de plusieurs armées d'Europe. Les épidémies, la famine et les récoltes pillées accroissent le désastre. Etain ne compte plus qu'une quarantaine d'habitants en 1650.
En 1662, la ville devient le chef-lieu d'un grand bailliage (affaires judiciaires et administratives). Ses limites seront modifiées en 1751.
En 1677, la commune accueille Louis XIV.

En 1760, l'Hôtel de Ville, trop petit pour contenir le siège municipal, le bailliage et sa justice, la recette des finances, la maîtrise des eaux et forêts et la police municipale, tombe en ruine. Malgré de vives oppositions, il est remplacé par un édifice de belle allure, terminé en 1787. Deux entrepreneurs et le Maire François VERDUN lui-même y trouvent la ruine.

En 1766, le duché de Lorraine et donc Etain deviennent officiellement français. Etain subit en 1792 l'invasion prussienne.

Le 16 août 1870, Napoléon III déjeune à l'Hôtel de la Sirène quelques heures avant l'arrivée des Prussiens. Ces derniers ne quitteront la ville que le 21 septembre 1873.
La même année, la gare de chemin de fer est mise en service.
Fondé grâce à la générosité de Pierre Lataye, l'hospice LATAYE ouvre ses portes en 1894.
En 1912, Etain est désigné pour recevoir le 8è Bataillon de Chasseurs à Pied. Des casernes, après la gare, sont alors construites.


La Première Guerre Mondiale

    Le 24 août 1914, la ville est bombardée par les Allemands. Une accalmie permet aux habitants de quitter précipitamment la commune en feu.
Le lendemain, la Bataille d'Etain-Buzy fait échouer une attaque brusquée sur Verdun. Mais le 26, le repli de l'armée française permet aux Allemands de faire leur entrée dans Etain. Ils n'en sortiront que le 11 novembre 1918.
Le 17 septembre 1914, les Allemands fusillent dix-neuf Stainois sur le haut de la Route de Longwy. On ne retrouvera leurs corps qu'en 1920.

Vous pouvez voir ci-dessous quelques photos, tirées du livre "ETAIN, de ses origines à nos jours" écrit en 1997 par l'association EHA (Etain d'hier à aujourd'hui), illustrant sans peine les ravages de la grande guerre sur la commune.

    A la fin de 1918, la population constate le désastre : une trentaine d'habitations sur 600 sont restaurables. Grâce à l'adoption de l'île de la Martinique et des dons du canton de Morteau, la population se remet courageusement à l'ouvrage, logée durant plusieurs années dans des baraques en bois sur le Champ de Foire.
Joseph Hornecker reconstruit les abattoirs, l'Hôtel de Ville et le groupe scolaire. La Maison de retraite ouvre ses portes le 20 juillet 1927.

    En 1939, des escadrilles de chasse de la Royal Air Force s'installent sur le terrain d'aviation d'Etain-Rouvres, créé en 1936. Le 10 mai 1940, la Base est bombardée dès 4 heures. Les Allemands entrent dans Etain le 15 juin 1940 pour une nouvelle occupation de quatre ans, durant laquelle des Résistants périront. Le 1er septembre 1944, Etain est libérée par les troupes du Général PATTON.

    En 1953, l'O.T.A.N. décide la construction d'une base militaire sur le terrain d'aviation d'Etain-Rouvres. En 1954, le premier Wing américain la rejoint. Afin de loger les troupes, 52 logements sont construits entre les routes de Longwy et de Rouvres (cités Patton) et 382 autres entre le Bois de Tilly et Foameix (les Clairs Chênes).

En 1967, le 94° R.I. s'installe sur la base. Il quitte Etain en 1980. Depuis, le 3° Régiment d'Hélicoptères de Combat reste le seul locataire.