logo_er.gif (1593 octets) du mercredi 10 janvier 2007

Une nouvelle ponction

L'académie de Nancy-Metz comptera 337 postes d'enseignants en moins à la rentrée 2007.

NANCY. - Les prévisions syndicales tablaient sur 300 à 350 suppressions de postes pour la prochaine rentrée scolaire dans l'académie de Nancy-Metz. Finalement, ce sont 337 postes exactement qui seront rayés de la carte scolaire en Lorraine, la troisième région à connaître une ponction aussi importante, derrière l'académie de Lille (moins 701) et celle de Versailles (moins 500 postes), mais devant celle de Reims (moins 262), la plus touchée pourtant en pourcentage de baisse des effectifs.

En octobre dernier, l'UNSA Education avait déjà tiré la sonnette d'alarme en annonçant « au moins 250 équivalents temps plein en moins dans le second degré, auxquels s'ajouteront des disparitions dans le primaire et dans les personnels administratifs », avait indiqué Bernard Stephan, le secrétaire régional du syndicat. Le pronostic était malheureusement juste.

2.000 en quatre ans

Cette perte de postes est un peu plus faible que celle enregistrée pour la rentrée 2006 : moins 273 postes dans le second degré qui s'ajoutaient à une centaine dans le primaire. La Lorraine était, il y a deux ans, l'académie la plus mal lotie, juste après celle de Lille à nouveau.

En 2005 - année particulièrement sombre - plus de 800 postes d'enseignants et d'agents administratifs avaient été supprimés, après 500 postes en 2004.

Même si les chiffres laissent entrevoir une décrue depuis deux ans dans le volume de suppressions d'emplois dans l'Education nationale en Lorraine, ce sont tout de même au total plus de 2.000 postes qui ont été retirés en quatre années pleines.

A chaque annonce négative, les organisations syndicales, qui ne contestent pas la réalité de la baisse de la démographie scolaire en Lorraine, ont insisté sur la nécessité de conserver des taux d'encadrement importants dans l'académie afin de tenir compte de la spécificité de la carte scolaire en Lorraine où le réseau de petits établissements reste particulièrement dense. Une nécessité d'aménagement du territoire et de diversification de l'offre de formation au plus près des besoins qui ne répond pas forcément aux seuls critères statistiques.

François MOULIN