logo_er.gif (1593 octets) du vendredi 26 janvier 2007

Syndicats en colère

Vote d'une motion et départ de la salle où se tenait le comité technique paritaire académique.

NANCY. _ Le scénario était écrit d'avance. D'un côté, le recteur présentant aux organisations syndicales la répartition des moyens académiques » avec une nouvelle ponction dans les effectifs des enseignants ; de l'autre, les représentants des personnels, peu disposés à accepter cette potion amère.

Résultat : plus de deux heures d'échanges infructueux et de demandes d'explication non satisfaites sur les raisons de ces retraits de postes. Conclusion logique : une interruption de séance, le vote à l'unanimité d'un texte d'un texte rejetant les propositions rectorales et le départ des représentants syndicaux FSU, Unsa-Education, FO et Sgen-CFDT qui avaient déjà claqué la porte mardi.

Moins 2.000 postes en quatre ans

« Les débats n'ont permis aucun infléchissement de la politique menée et n'ont apporté aucune réponse convaincante justifiant les suppressions de postes », ont indiqué les syndicats à l'issue de cette rencontre.

La baisse à la rentrée 2007 sera donc de 73 postes dans le premier degré, de 320 postes dans le second degré et de 14 pour les administratifs. « En quatre ans, la Lorraine aura perdu plus de 2000 postes d'enseignants et 135 postes d'administratifs. Les représentants de personnels ne peuvent accepter la dégradation continue des conditions d'enseignement et d'étude des élèves dans l'académie », ont ajouté les quatre organisations dans un communiqué commun.

Le 1er février prochain se tiendra une nouvelle réunion au cours de laquelle les autres points à l'ordre du jour devraient être examinés : notamment celui portant sur les ouvertures et fermetures de sections dans les établissements. Une semaine avant la journée d'action dans la fonction publique à laquelle les syndicats d'enseignants souhaitent que les personnels de l'éducation nationale se joignent.

F.M.