groupes de concertation

19 décembre 2025 - GC offre de formation

documents rectoraux

14 novembre 2025 - GC Mobilité et Promotions 2025

La réunion du groupe de concertation (GC) consacrée à la mobilité et aux promotions pour 2025 s’est tenue afin de présenter le bilan des opérations de mobilité et de carrière 2025, d’en analyser les résultats et d’aborder les problématiques liées à ces sujets.

Le rectorat était représenté par :
- Madame Jeannin, secrétaire générale du rectorat
- Mme Didion, directrice des ressources humaines
- M. Lambert, chef de la Division des personnels enseignants,
- Mme Ariès, cheffe de bureau de la DPE 1
- Mme Henry, cheffe de bureau de la DPE 2
- Mme Germain, cheffe de bureau de la DPE 4
- Mme De Buck, cheffe de la Division de l’organisation scolaire

Les organisations syndicales suivantes étaient présentes :

FSU (SNES, SNEP et SNUEP)
- FO
- UNSA
-
SGEN
Opérations de mobilité 2025 (mouvements inter et intra)

Le bilan de la mobilité présenté est très détaillé, s’appuyant sur de nombreux tableaux statistiques, intégrant également des données sur les mouvements POP et SPEN. Les demandes de moyens (en postes) académiques restent proches de l’offre, interrogeant sur la manière dont l’académie présente ses besoins lors des demandes qu’elle fait remonter au ministère. Par exemple, le rectorat a demandé au MEN de faire entrer 248 enseignant·es, le MEN a accordé 239 entrées. Les représentant·es des services rectoraux précisent que les demandes ont été construites de façon réaliste en fonction de la situation nationale de répartition à la fois de la pénurie dans certaines disciplines et des excédents dans d’autres, en concertation avec le MEN.

Équilibre disciplinaire et solde des affectations

Des préoccupations ont été soulevées concernant l’équilibre disciplinaire et la réduction du solde des entrant·es du fait de non-prise de poste de certain·es (non-titularisations, demandes de disponibilité, etc.).

Le MEN a également sollicité l’académie pour accueillir davantage de personnels dans certaines disciplines, notamment en histoire-géographie (34 entrant·es) et en allemand (16 entrant·es). Il a été noté que le solde est négatif dans plus de disciplines que les années précédentes, mais que cela n’est pas problématique, au contraire, lorsqu’il s’agit de disciplines excédentaires.

Gestion des postes POP et fluidité du mouvement intra

Concernant les postes POP non pourvus, ceux-ci sont réinjectés lors du mouvement intra classique, et un suivi spécifique est mis en place afin d’assurer les bonifications prévues.

1748 enseignant·es, CPE et PsyEN ont participé à l’intra. Parmi ces collègues, 380 entraient dans l’académie via le mouvement inter. Les chiffres du rectorat affichent un taux de satisfaction des participant·es, tous rangs de vœu confondus, y compris l’extension, de 48,91 % (en hausse par rapport à 2024 : 43,86%). Pour plus de lisibilité sur la fluidité du mouvement intra, nous avons à nouveau demandé que soient distingués les taux de satisfaction des personnels mutés obligatoirement lors du mouvement intra et de ceux mutés volontairement (déjà titulaires de l’académie). Cette demande sera étudiée pour voir comment la mettre en œuvre dans le prochain bilan. D’après nos calculs, le taux de satisfaction des demandeurs de mutation déjà titulaires au sein de l’académie s’élève en réalité seulement à 34,72%.

Postes vacants et suivi des affectations

Nous avons demandé à avoir des précisions sur l’état des postes vacants avant et après le mouvement, notamment les postes spécifiques académiques. Certains postes restent parfois vacants plusieurs années de suite à l’issue du mouvement, ce qui interroge sur la légitimité de leur spécification.

 Il a également été proposé de distinguer les arrivées selon le type de vœu lors du traitement des mutations sur mesure de carte scolaire (MCS). En effet, cela permettrait de distinguer les personnels qui souhaitaient réellement retrouver le poste perdu et ceux qui ont mutés sur des vœux personnels sans bonification MCS. Ce point sera étudié par les services, mais ne pourra être fait que si le temps nécessaire au traitement de ces données n’est pas excessif.

Traitement des demandes de corrections de barème et de révision d’affectation

Le suivi des corrections de barèmes et des révisions a été abordé, avec une demande de transparence renforcée de notre part.

Il y a finalement eu peu de demandes de corrections de barème suite à l’affichage des barèmes provisoires du mouvement intra sur SIAM. Nous ne pouvons qu’inviter les collègues demandeurs de mutation à être extrêmement vigilants quant aux barèmes retenus et à contacter le SNES-FSU Lorraine au moindre doute.  Chaque année, nous accompagnons des dizaines de collègues pour vérifier que leur barème est bien calculé et que tous les éléments sont bien pris en compte.

Sur 145 demandes de révision, 121 ont été acceptées sur le principe mais seules 112 ont abouti à une affectation d’office (AFA). En effet, les services soulignent qu’il n’a pas toujours été possible de trouver de solution améliorant la situation des demandeurs de révision.

Nous avons suggéré de distinguer les demandes de révision des nouveaux entrants de celles des titulaires déjà en poste dans l’académie pour mieux cibler les situations individuelles complexes, même si les services affirment qu’ils assurent déjà un suivi rapproché sans nécessairement produire d’indicateurs chiffrés.

Recours et informations individuelles

La procédure de recours a été évoquée, notamment la question de son efficacité perçue. Il a été précisé que, même si les recours aboutissent rarement, une réponse écrite est systématiquement apportée et les collègues peuvent contacter les services pour des explications complémentaires.

Là encore, nous invitons les collègues à consulter le SNES-FSU pour bien formuler leur recours et les accompagner tout au long du processus (en mandatant la FSU sur Colibris). C’est la garantie pour eux d’avoir des réponses plus précises à leurs interrogations. Cette année, sur 35 collègues qui demandaient un recours, 19 collègues ont fait le choix de mandater la FSU pour les accompagner et obtenir plus de détails sur les raisons du non-aboutissement de leur demande de mutation.

Postes spécifiques

Sur 69 demandes de postes spécifiques, 23 ont été satisfaites. La persistance de certaines vacances de postes spécifiques a à nouveau été signalée, avec la suggestion de publier en amont la liste des postes susceptibles d’être vacants afin de stimuler les candidatures.

TZR

Une diminution continue du nombre a été constatée sur les dernières années (-8,7% sur un an, -34% sur quatre ans), avec un nombre croissant d’affectations à l’année. Certaines difficultés pratiques liées à la gestion des compléments de service ont été signalées.

Mouvement inter-degrés

Le mouvement inter-degrés a donné lieu à 36 affectations sur 44 postes proposés, certains étant provisoires.

Contractuels, CZR et affectations annuelles

Les services rectoraux précisent que le besoin en contractuel·les sur zone de remplacement (CZR) a diminué grâce à une anticipation des affectations. 733 CDD sont actuellement affectés à l’année. La gestion des affectations des contractuels reste basée sur les vœux et les nécessités de service. Les services rectoraux soulignent qu’ils n’ont pas l’obligation de respecter l’ancienneté, les CDI étant affectés en priorité. La FSU et FO contestent conjointement cette pratique : pour nous, l’ancienneté des contractuel·les, CDI ou CDD, doit être valorisée au moment des affectations sur les postes à l’année.

Promotions
Avancement d’échelon

Le rappel a été fait de la demande de publication distincte des avancements bonifiés pour les 7e et 9e échelons. Cela avait été accepté en 2024 mais n’avait pas été suivi d’effets. Nous serons vigilants à la présentation des tableaux d’avancement d’échelons de 2026 qui devraient être publiés sur le site académique au début du printemps.

Hors classe

La FSU a demandé à disposer de chiffres sur les avis donnés par type d’établissement afin de détecter d’éventuels biais, demande qui sera étudiée pour les petits corps, en particulier celui des agrégé·es pour lequel nous notons quelques disparités dans les promotions. Pour résumer, il semblerait que, étant agrégé·e, on ait plus de chances de promotions si on est affecté en lycée… A voir si la répartition des avis amène à la même analyse.

 La FSU a également émis le souhait d’avoir des données genrées sur la répartition des promouvables par tranche de la plage d’appel, ce qui a été accepté. Ces données permettront d’observer l’impact du genre et de l’âge sur les promotions.

Classe exceptionnelle

Des interrogations subsistent sur le rôle des IPR dans l’examen des dossiers pour la classe exceptionnelle : des remontées de terrain laissent à penser que les corps d’inspection se rendent désormais compte que de nombreux collègues, déjà depuis longtemps HC et n’ayant pas bénéficier d’un avis final à l’issue d’un RDV de carrière, se retrouvent lésé·es. En effet, dans plusieurs disciplines, des collègues HC promouvables à la classe exceptionnelle nous signalent des « visites » d’IPR hors RDV de carrière. L’administration ne semble pas au courant et doit se rapprocher des doyens pour clarifier ce point.

La question de l’information des agent·es non promu·es avec double avis très favorable a été abordée, avec un rappel de la nécessité de pédagogie de la part des corps d’inspection.

Pour toute question concernant la mobilité ou les carrière, n’hésitez pas à contacter la permanence du SNES6FSU Lorraine ou à nous écrire à l’adresse emploi@nancy.snes.edu .